Des poteaux, des greniers et des graines. Une zone de stockage de masse à La Tène C2/D1a au « Clos des Primevères » à Entrammes (Mayenne)
La fouille en 2008, au sud d’une voie gauloise puis antique, de plus de quatre-vingt greniers sur planchers surélevés attribuables à La Tène C2-D1a, organisés en rangées parallèles orientées environ nord-sud, fait apparaître un type d’organisation pour l’instant unique dans l’ouest de la Gaule. Ces...
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| Опубликовано в: : | URI:https://journals.openedition.org/rao, |
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| Главные авторы: | , , , , |
| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
Revue archéologique de l’Ouest
2016
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| Предметы: | |
| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | La fouille en 2008, au sud d’une voie gauloise puis antique, de plus de quatre-vingt greniers sur planchers surélevés attribuables à La Tène C2-D1a, organisés en rangées parallèles orientées environ nord-sud, fait apparaître un type d’organisation pour l’instant unique dans l’ouest de la Gaule. Ces greniers, constitués essentiellement de structures à quatre trous de poteau, sont accompagnés de deux zones d’habitat, incomplètes, matérialisées par plusieurs bâtiments, puits et fosses dépotoirs. Ces découvertes pourraient appartenir à un habitat groupé antérieur à l’oppidum du Port du Salut, présumé lors de la fouille du site de la Carie II, et permettent de constater un stockage de masse dans un tel contexte. Le prélèvement de deux cent douze échantillons de sédiment effectués dans soixante greniers a permis de mettre en évidence près de 75 000 macro-restes végétaux. Ce lot est essentiellement composé de blé amidonnier à 82 %, mais aussi d’orge vêtue, de millet, d’épeautre et d’avoine ainsi que de nombreuses espèces adventices. L’étude, qui met en relief la recherche carpologique dans la démarche archéologique, présente un intérêt majeur pour l’avancée des connaissances sur l’agriculture et l’alimentation végétale au second âge du Fer dans ce secteur de la façade atlantique. Elle permet de nous interroger sur les pratiques culturales, le traitement des récoltes ainsi que sur le choix d’une culture centrée d’évidence sur le blé amidonnier. Cette zone de stockage à grande échelle d’une même espèce céréalière, pour la période du IIème s. avant notre ère, montre une organisation structurée mettant en scène une zone d’échange et de spécialisation insoupçonnée. La destination de telles réserves n’a pas pour vocation l’alimentation quotidienne mais est au contraire d’ordre commercial. |
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