De l’apostat au martyr : le dernier discours de Thomas Cranmer
Thomas Cranmer, archevêque de Cantorbéry de 1533 à 1553, sous Henri VIII et Edouard VI, qui contribua pendant le règne de ce dernier à l’établissement d’un protestantisme d’État, fut condamné à être brûlé vif comme hérétique en 1556, sous le règne de Marie Tudor. Au cours de la période d’emprisonnem...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/ranam, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Recherches anglaises et nord-américaines
2024
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Thomas Cranmer, archevêque de Cantorbéry de 1533 à 1553, sous Henri VIII et Edouard VI, qui contribua pendant le règne de ce dernier à l’établissement d’un protestantisme d’État, fut condamné à être brûlé vif comme hérétique en 1556, sous le règne de Marie Tudor. Au cours de la période d’emprisonnement qui précéda son supplice, il avait accepté d’apostasier, en rédigeant des rétractations des opinions protestantes qu’il avait soutenues auparavant. Le jour de son supplice, alors que les autorités mariales attendaient qu’il confirme ses rétractations dans un discours à l’auditoire, il réaffirma au contraire sa foi réformée – vraie foi catholique selon lui – et dans un geste théâtral, sur le bûcher, avança sa main droite dans les flammes pour la punir d’avoir signé. Ce revirement de dernière minute lui valut de figurer parmi les martyrs pour la foi répertoriés dans les Actes and Monuments de son contemporain John Foxe. |
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