Cortèges d’animaux dans des tombes sous tumulus de La Tène à Lyon (Rhône, France)

En préalable à la construction d’un parking souterrain au nord-ouest de la commune de Lyon, une fouille archéologique a été menée au cours de l’hiver 2006. Des structures du second Âge du Fer ont été mises en évidence dans la partie nord du site, sur une légère éminence limitée par d’anciens chenaux...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/rae,
Autor Principal: Argant, Thierry
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: Revue archéologique de l’Est 2016
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:En préalable à la construction d’un parking souterrain au nord-ouest de la commune de Lyon, une fouille archéologique a été menée au cours de l’hiver 2006. Des structures du second Âge du Fer ont été mises en évidence dans la partie nord du site, sur une légère éminence limitée par d’anciens chenaux. Il s’agit d’un petit ensemble d’au moins quatre tombes sous tumulus, dont la datation précise s’avère délicate en raison de la vacuité du mobilier associé, qui se résume à une petite série de vases en céramique commune et à des clous ayant servi à la construction des chambres funéraires. La place des animaux dans ce contexte s’avère essentielle. Il s’agit à chaque fois de représentants de la triade domestique, associés à un chien et à un vieil équidé. Le mode d’arrangement des animaux dans la chambre funéraire dépasse le simple fait pratique. Ils forment ainsi une véritable procession dans l’un des tumulus. Les situations sont variables dans les autres cas, certains semblant pendus par les pattes. En tout état de cause, la chambre funéraire livre suffisamment d’espace pour permettre la dessiccation sans contrainte des carcasses. Il s’agit pour l’essentiel de mâles, ce qui, en l’occurrence, n’induit pas forcément un choix symbolique, mais oriente plutôt vers une saine gestion du troupeau, dans lequel les femelles reproductives sont préservées. Ainsi, plusieurs indices témoignent de la sélection raisonnée par la communauté d’un individu de chacune des espèces du cheptel pour accompagner le défunt. Si quelques éléments isolés renvoient plutôt à des offrandes directement alimentaires, les animaux entiers mis en scène renvoient manifestement à un accompagnement symbolique du mort.