Norroy-le-Veneur bois jacquemignon

Dans le cadre de prospections thématiques de surface entre les vallées de la Moselle et de l’Orne, au nord de Metz (Moselle, France), une importante série du Paléolithique moyen a été mise au jour depuis 2008. Les matières premières sont surtout des galets de Moselle (quartz et quartzite) et dans un...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:URI:https://journals.openedition.org/rae,
Główni autorzy: Griette, Marc, Asselin, Guillaume, Goudissard, Simon
Kolejni autorzy: Detrey, Jean
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: Revue archéologique de l’Est 2023
Hasła przedmiotowe:
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:Dans le cadre de prospections thématiques de surface entre les vallées de la Moselle et de l’Orne, au nord de Metz (Moselle, France), une importante série du Paléolithique moyen a été mise au jour depuis 2008. Les matières premières sont surtout des galets de Moselle (quartz et quartzite) et dans une moindre mesure, la chaille du Bajocien. Quinze remontages incluant quarante-deux pièces ont été réalisés. Leur taux relativement important permet de supposer une certaine homogénéité de l’assemblage. Toutes les chaînes opératoires sur galet semblent avoir eu lieu sur place. Le débitage s’inscrit principalement dans une modalité unifaciale récurrente centripète avec un continuum allant d’enlèvements plans à sécants. Le débitage Levallois préférentiel est également attesté, ainsi que les modes de type SSDA et Discoïde, et une modalité unifaciale « sur tranche ». Les produits, généralement épais et portant des dos, sont retouchés en racloirs simples, transversaux et/ou à dos aminci. Quelques encoches, denticulés et pièces bifaciales viennent compléter le corpus. La gestion de la chaille se caractérise par un façonnage plus important, fournissant notamment un Bocksteinmesser, caractéristique des Keilmessergruppen (KMG), datés entre le Weichsélien ancien et moyen (SIM 5 et 3). Les sondages effectués en août 2018 n’ont pas livré de vestiges dans des niveaux en place. Des lambeaux de lœss ont été observés en amont de la concentration. Il est possible que le mobilier issu de ce type de sédiments ait colluvionné sur une faible distance. Ceci expliquerait l’absence de petits éclats. Les résultats négatifs permettent néanmoins de mieux appréhender la mise en place de ces nombreuses stations de surface lorraines qui constituent la majeure partie de la documentation paléolithique de la région.