Lyon. Évolution d’un bord de Saône de l’Antiquité à nos jours : la fouille du parc Saint-Georges, bilan préliminaire

L’opération d’archéologie préventive engagée dans le cadre des travaux de construction d’un parc de stationnement souterrain, place Benoît Crépu, sur la rive droite de la Saône, à Lyon, a permis de déceler l’évolution progressive d’un secteur qui, marqué par une topographie naturelle contraignante,...

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Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/rae,
Hlavní autor: Ayala, Grégoire
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: Revue archéologique de l’Est 2009
Témata:
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:L’opération d’archéologie préventive engagée dans le cadre des travaux de construction d’un parc de stationnement souterrain, place Benoît Crépu, sur la rive droite de la Saône, à Lyon, a permis de déceler l’évolution progressive d’un secteur qui, marqué par une topographie naturelle contraignante, semble voué dès l’Antiquité à une activité portuaire. Cinq embarcations à fond plat de fort tonnage témoignent de l’arrivée, à Lugdunum, d’importants chargements qui apportent la preuve des relations commerciales que la ville a entretenues avec le monde romain. Dans le courant du XIIe siècle, un bâtiment préalablement édifié autour de l’an 1000 est rejoint par un mur de grande dimension élevé le long de la berge. À partir du XIIIe siècle, le secteur s’urbanise progressivement. L’orientation générale des maçonneries annonce le tracé du parcellaire médiéval qui va se maintenir jusqu’à nos jours. L’absence de toute construction sur l’emplacement du futur port Sablet atteste sans doute la pérennité de la vocation portuaire de ce lieu depuis l’Antiquité. Sept embarcations témoignent de l’activité fluviale au début de l’époque moderne. L’aspect architectural du port du XVIe siècle reste difficile à cerner, en raison des profonds remaniements occasionnés par la construction des marches monumentales au XVIIe siècle. La scénographie des façades situées sur la rivière, les pieds dans l’eau, est désormais implantée et perdurera jusqu’au milieu du XIXe siècle. Ce premier bilan des découvertes de la fouille du Parc Saint-Georges constitue une étude préalable aux travaux à venir.