Les fibules ansées de tradition germanique orientale provenant de la nécropole Saint-Chéron à Chartres (Eure-et-Loir)
Deux fibules ansées en arbalète, appartenant à la tradition vestimentaire des Germains orientaux, ont été mises au jour dans une tombe (no 94) de la nécropole de Saint-Chéron, à Chartres. Ces fibules sont des dérivées des agrafes du type Ambroz 16/4-III, appartenant à l’époque romaine tardive et car...
שמור ב:
| הוצא לאור ב: | URI:https://journals.openedition.org/racf, |
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| מחבר ראשי: | |
| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
Revue archéologique du centre de la France
2022
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| נושאים: | |
| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | Deux fibules ansées en arbalète, appartenant à la tradition vestimentaire des Germains orientaux, ont été mises au jour dans une tombe (no 94) de la nécropole de Saint-Chéron, à Chartres. Ces fibules sont des dérivées des agrafes du type Ambroz 16/4-III, appartenant à l’époque romaine tardive et caractéristiques de la culture de Tcherniakhov (dans la partie sud de l’Europe de l’Est), c’est-à-dire d’une population germanique et non germanique (les Goths et leurs alliés). Ces fibules sont également attestées, bien que plus rarement, sur des sites des civilisations de Wielbark et de Przeworsk dans le bassin de la Vistule, appartenant aux Germains orientaux. Les fibules d’Europe orientale et centrale sont datées des IIIe et IVe s. Pour l’époque des Grandes Migrations, essentiellement le Ve s., les fibules en arbalète dérivées du type Ambroz 16/4-III sont plus rares et attestées en dehors de la zone principale de diffusion de leurs prototypes : au nord-est de la mer Noire (1 site), en Espagne (1 site), en Italie (1 site) et surtout en Gaule (3 sites). Les fibules Ambroz 16/4-III et leurs dérivées ont été mises au jour principalement dans la zone d’activité des Goths à l’époque romaine et durant celle des Grandes Migrations, entre la Vistule, la mer Noire et la péninsule ibérique. Les quelques fibules de ce type découvertes ailleurs, en Gaule du Nord par exemple, témoignent probablement du déplacement de personnes isolées. En effet, dans la tombe de Saint-Chéron, la position de la paire de fibules, sur le thorax, est tout à fait conforme à celle adoptée par les Germains orientaux à l’époque romaine. |
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