Le site funéraire antique du 33, rue du Rio à Saint-Marcel/Argentomagus (Indre)

Réalisée en 2006, la fouille du 33, rue du Rio à Saint-Marcel/Argentomagus (Indre) a permis d’identifier plusieurs séries d’enclos fossoyés quadrangulaires, orientées suivant les points cardinaux. Les recoupements sont fréquents et difficilement discernables. Les plans les plus complets sont proches...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/racf,
Auteurs principaux: Couvin, Fabrice, Delémont, Marielle, Poupon, Frédéric
Outros Autores: Barret, Michel
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Revue archéologique du centre de la France 2021
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Réalisée en 2006, la fouille du 33, rue du Rio à Saint-Marcel/Argentomagus (Indre) a permis d’identifier plusieurs séries d’enclos fossoyés quadrangulaires, orientées suivant les points cardinaux. Les recoupements sont fréquents et difficilement discernables. Les plans les plus complets sont proches du carré ou rectangulaires et délimitent des surfaces de 3,7 à 14,4 m2. Les creusements irréguliers sont peu profonds et livrent, dans un sédiment charbonneux, du mobilier majoritairement brûlé attribuable à la première moitié du ier s. ap. J.-C. (céramique, verre, petit mobilier, os humain et animal, carporeste). En l’absence de tombe au centre, la nature des résidus collectés laisse supposer qu’il s’agit d’enclos-bûchers.Leur organisation spatiale suggère que ces enclos s’insèrent dans des parcelles dont les orientations et les limites ont pu quelque peu varier. À proximité, ou recoupant leurs tracés, on compte huit inhumations de nourrissons et une d’un enfant de moins de dix ans. Deux dépôts de crémation en vase ossuaire, un sujet adulte et un individu immature, sont identifiés à chaque extrémité de l’emprise, près de ce qui semble un espace de circulation. Au regard du mobilier, enclos, dépôts de crémations et inhumations sont contemporains et similaires à ceux appréhendés dans la nécropole des Ripottes, 50 m au sud. L’abandon de cet espace funéraire, après le milieu ier s., est probablement à mettre en relation avec le développement de l’agglomération en dehors des limites de l’ancien oppidum et la construction de l’amphithéâtre 50 m à l’ouest.