La nécropole gauloise de “ Vaugrignon ” à Esvres-sur-Indre (Indre-et-Loire)

Situé à 15 km au sud de Tours, au cœur de l’Indre-et-Loire, le village d’Esvres-sur-Indre est implanté sur le versant nord et le rebord d’un plateau qui domine la vallée de l’Indre. Suite à un projet de lotissement, au lieu-dit “ Vaugrignon ”, un diagnostic archéologique, réalisé en octobre 1998 sou...

Fuld beskrivelse

Enregistré dans:
Bibliografiske detaljer
Udgivet i:URI:https://journals.openedition.org/racf,
Hovedforfatter: Riquier, Sandrine
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: Revue archéologique du centre de la France 2006
Fag:
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:Situé à 15 km au sud de Tours, au cœur de l’Indre-et-Loire, le village d’Esvres-sur-Indre est implanté sur le versant nord et le rebord d’un plateau qui domine la vallée de l’Indre. Suite à un projet de lotissement, au lieu-dit “ Vaugrignon ”, un diagnostic archéologique, réalisé en octobre 1998 sous la direction d’O. Ranger, a mis au jour deux inhumations de la fin de l’époque gauloise, dont l’une accompagnée d’une amphore complète (Ranger 1998). La fouille qui a suivi, en été 1999 a confirmé qu’elles étaient intégrées à un ensemble funéraire, composé d’au moins une trentaine de tombes, dont trois avec amphore et arme, datées du milieu du IIe s. av. J.-C. à l’époque augustéenne. Cette nécropole constitue le premier ensemble funéraire connu et étudié à ce jour en territoire turon, situé à la marge occidentale du secteur biturige et de ses tombes aristocratiques (Ferdière, Villard 1993).Utilisée du milieu du IIe s. av. J.-C. à l’époque augustéenne, cette nécropole se compose de 29 tombes, dont une incinération. Elle permet de suivre l’évolution des pratiques funéraires (des tombes les plus modestes à celles pourvues d’amphore et d’arme) et d’aborder le statut des enfants. L’analyse des objets met en évidence des dépôts originaux, comme ces trois fibules dans des sacs, les fragments de boucliers dans des tombes de bébés, de menus objets en référence à la métallurgie du fer, des monnaies et des “ services funéraires ” spécifiques à l’âge des défunts. Des épandages de mobilier calciné illustrent des pratiques funéraires post-inhumatoires. La mise en perspective de ces tombes par rapport aux prestigieuses sépultures bituriges (groupe de Fléré-la-Rivière), situées à proximité, est l’occasion d’établir une hiérarchisation sociale à travers les assemblages de mobilier et d’illustrer une partie jusque-là méconnue de la population.