Politique de la biosurveillance face aux résidus de pesticides
La Guadeloupe et la Martinique connaissent une pollution massive au chlordécone, un pesticide organochloré et perturbateur endocrinien, non biodégradable et persistant. Il est présent sous forme de résidu dans les sols des bananeraies et se diffuse depuis les années 1970 à travers les milieux et les...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/rac, |
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| Auteurs principaux: | , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Revue d’anthropologie des connaissances
2026
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | La Guadeloupe et la Martinique connaissent une pollution massive au chlordécone, un pesticide organochloré et perturbateur endocrinien, non biodégradable et persistant. Il est présent sous forme de résidu dans les sols des bananeraies et se diffuse depuis les années 1970 à travers les milieux et les chaînes alimentaires. Plus de vingt ans après les premières alertes, le chlordécone est aujourd’hui au cœur de politiques publiques, de recherches et de dispositifs de santé publique dédiés. Une technique de biosurveillance nommée « chlordéconémie », reposant sur l’analyse biologique de résidus de chlordécone dans le sang humain, est devenue un outil de perceptibilité à l’échelle populationnelle et individuelle. L’article retrace la vie sociale de cette technique, depuis son essor dans les études épidémiologiques jusqu’aux mobilisations sociales visant à la rendre accessible et gratuite, en passant par les dispositifs de santé publique qui lui sont adossés. L’article montre ainsi comment des instruments technoscientifiques initialement confinés dans les laboratoires deviennent le support d’une individualisation et d’une « comportementalisation » du risque dans un contexte de pollution systémique. |
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