Du détournement au retournement : la vulnérabilité comme ressort de domination en Équateur
Notion phare de l’analyse des risques, la vulnérabilité est ancrée dans les courants radicaux anglophones des années 1970. L’Amérique latine a contribué à asseoir son caractère critique en introduisant la perspective du (mal)développement et d’horizons transformateurs. L’analyse de la trajectoire de...
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| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/rac, |
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| Κύριοι συγγραφείς: | , |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
Revue d’anthropologie des connaissances
2026
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| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Notion phare de l’analyse des risques, la vulnérabilité est ancrée dans les courants radicaux anglophones des années 1970. L’Amérique latine a contribué à asseoir son caractère critique en introduisant la perspective du (mal)développement et d’horizons transformateurs. L’analyse de la trajectoire de la vulnérabilité en Équateur (notamment les cas des villes de Quito et Esmeraldas) depuis le début des années 2000 montre que la diffusion large de la notion est concomitante du détournement de sa charge critique. Elle témoigne même du fait que la notion est retournée dans son usage, mobilisée comme ressort de l’ordre social au bénéfice du statu quo, comme une techno-politique puissante. Face à ce double processus de détournement/retournement, les sciences sociales ont intérêt à expliciter les recompositions à l’œuvre du politique autour de la notion pour ne pas en abandonner l’usage aux dominants. |
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