« Il n’y a plus d’artiste ici ! »

De l’ambition soviétique de « professionnalisation » artistique aux théories et orchestrations musicales actuelles, l’académisme est le maître mot de l’institutionnalisation musicale étatique au Tadjikistan. Pourtant, les cadres des exécutions musicales dans ces lieux ne sont pas uniquement organisé...

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Shranjeno v:
Bibliografske podrobnosti
izdano v:URI:https://journals.openedition.org/rac,
Glavni avtor: Zevaco, Ariane
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Revue d’anthropologie des connaissances 2020
Teme:
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Izvleček:De l’ambition soviétique de « professionnalisation » artistique aux théories et orchestrations musicales actuelles, l’académisme est le maître mot de l’institutionnalisation musicale étatique au Tadjikistan. Pourtant, les cadres des exécutions musicales dans ces lieux ne sont pas uniquement organisés selon les exigences étatiques. En effet, les musiciens négocient leurs enseignements et leurs interprétations selon leurs visions des musiques, et selon les objectifs sociaux et politiques de ces contextes. En outre, les organisations non étatiques, les fêtes rituelles et les concerts privés constituent autant d’institutions où s’affirme différemment l’autorité des savoirs. Au gré des enjeux portés par ces différents lieux, comment les musiciens participent-ils aux processus institutionnels, s’y opposent-ils, ou en jouent-ils pour consolider leur position ? Les procédures des savoirs mises en œuvre par les acteurs de ces mondes musicaux montrent comment ces institutions de savoir se fabriquent à travers des rapports de pouvoir, ainsi que les efforts des musiciens pour façonner à leur idée l’autorité artistique et pédagogique qu’ils y exercent.