Le secret dans les représentations romanesques de la pratique épistolaire
Dans les romans des XIIe et XIIIe siècles, le rapport entre privé et public au sein de la pratique épistolaire se formule de manière privilégiée à travers la rupture du secret : un tiers, altérité radicale et indésirable, fait intrusion au sein de la correspondance. La clôture du discours et sa pers...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/questes, |
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| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Questes
2014
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Dans les romans des XIIe et XIIIe siècles, le rapport entre privé et public au sein de la pratique épistolaire se formule de manière privilégiée à travers la rupture du secret : un tiers, altérité radicale et indésirable, fait intrusion au sein de la correspondance. La clôture du discours et sa personnalisation vont en effet de pair. La transgression du secret épistolaire est donc marquée par la violence de l’effraction, qui semble souligner le caractère intime du courrier, mais révèle souvent un jeu politique sur les interférences entre privé et public. La lettre partage ainsi avec le secret la propriété de dépasser ces frontières. De fait, tous deux se définissent par l’articulation de la relation à autrui autour de la transmission exclusive d’une information. La pratique épistolaire est donc par essence une pratique du secret : celui-ci est, plus que le privé, le concept pertinent pour penser l’intersubjectivité épistolaire. Néanmoins, l’usage épistolaire du secret peut être excessif et, de simple silence, devenir ruse ou mensonge. Lié alors à un contexte de crise politique pour le mandataire, il transforme en fait le destinataire de la missive en tiers médiateur, en jouant sur le caractère médiatisé de la communication épistolaire. |
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