Le marché des radicaux libres
Les années 1990-2000 ont été marquées, en France, par l’émergence d’un courant de pensée et d’une nébuleuse d’acteurs intellectuels rassemblés, depuis le pamphlet Le Rappel à l’ordre publié en 2002 par Daniel Lindenberg, sous l’étiquette des « nouveaux réactionnaires » – tels que Pascal Bruckner, Al...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/quaderni, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Quaderni
2015
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Les années 1990-2000 ont été marquées, en France, par l’émergence d’un courant de pensée et d’une nébuleuse d’acteurs intellectuels rassemblés, depuis le pamphlet Le Rappel à l’ordre publié en 2002 par Daniel Lindenberg, sous l’étiquette des « nouveaux réactionnaires » – tels que Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Philippe Muray, Jean Clair, Éric Zemmour, Michel Houellebecq, etc. Journalistes, romanciers, essayistes, chroniqueurs, philosophes, affichant une posture de refus à l’égard du politiquement correct, de la gauche morale et de la pensée unique, ils forment une sorte de personnage générique, composé de singularités en rupture apparente avec toute assignation sociologique. Les constituants de ce discours et de cette posture « néo-réactionnaires » commencent à faire l’objet d’une approche extérieure au champ polémique concerné. L’article entend y contribuer en mettant en lumière les transformations de l’espace journalistique et éditorial dont ce discours et cette posture tirent une part de leur virulence et de leur pouvoir de propagation. |
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