L’Exercice de l’État : voyage dans le "back-office" de la politique

« Oublions pendant une heure cinquante les questions de droite ou de gauche, et regardons le pouvoir, ses rituels et ses humeurs, la sueur, le sang, la libido », déclare le réalisateur Pierre Schœller au sujet de son film L’Exercice de l’État. Celui-ci peut être analysé par les sciences sociales com...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/quaderni,
Autor principal: Bosvieux-Onyekwelu, Charles
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Quaderni 2015
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:« Oublions pendant une heure cinquante les questions de droite ou de gauche, et regardons le pouvoir, ses rituels et ses humeurs, la sueur, le sang, la libido », déclare le réalisateur Pierre Schœller au sujet de son film L’Exercice de l’État. Celui-ci peut être analysé par les sciences sociales comme un moyen d’accès au « hors-champ » de la politique, un instrument d’observation sui generis des coulisses des décisions politiques aussi bien que de leur effectivité. L’objet de cet article, qui se fonde à la fois sur une analyse du contenu du film, sur une revue de presse éclai­rant les conditions de réalisation de ce dernier et sur des échanges avec le réalisateur, est ainsi de présenter L’Exercice de l’État comme une enquête dont l’enjeu est d’arriver à filmer la réalité contemporaine du métier politique et sa soumission aux exigences de réactivité immédiate et de communication à tous crins. Sans confondre sciences sociales et fiction, définies comme deux espaces aux règles et aux logiques différenciées, il s’essaie à rapprocher les choix de mise en scène du film avec, entre autres, l’orientation épistémologique défendue par Pierre Bourdieu dans Sur l’État.