La radicalité politique au bout du travail : du suicide des ouvriers aux suicides en série des employés
En tant qu’il entraîne la fin de tout engagement, le suicide de l’ouvrier apparaît a priori comme l’acte de lutte le plus dépolitisé, tant dans les discours médiatiques que syndicaux. Partant du suicide d’un ouvrier métallurgiste du bassin sidérurgique liégeois, cet article entend passer outre à ce...
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| In: | URI:https://journals.openedition.org/quaderni, |
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| Main Author: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
Quaderni
2014
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| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | En tant qu’il entraîne la fin de tout engagement, le suicide de l’ouvrier apparaît a priori comme l’acte de lutte le plus dépolitisé, tant dans les discours médiatiques que syndicaux. Partant du suicide d’un ouvrier métallurgiste du bassin sidérurgique liégeois, cet article entend passer outre à cette dépolitisation en réinscrivant d’abord l’engagement fatal du corps de l’ouvrier dans une écriture active de l’histoire – la disparition se fait alors paradoxalement antidote contre l’oubli – ; en envisageant ensuite cet engagement autodestructeur et solitaire du corps comme un geste de reconstruction et de réappropriation d’une identité collective contestée par la violence sociale à laquelle le suicidaire tente d’apporter une ultime réponse. |
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