Communiste, social révolutionnaire, antisémite ?
Au cours des années soixante-dix, plusieurs groupes terroristes d’extrême-gauche voient le jour en Allemagne. Par leurs actions et leurs communiqués, les fondateurs de ces groupes tentent de se placer dans le sillage de la tradition de la radicalité ouvrière profondément ancrée dans l’histoire all...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/quaderni, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Quaderni
2014
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Au cours des années soixante-dix, plusieurs groupes terroristes d’extrême-gauche voient le jour en Allemagne. Par leurs actions et leurs communiqués, les fondateurs de ces groupes tentent de se placer dans le sillage de la tradition de la radicalité ouvrière profondément ancrée dans l’histoire allemande depuis le début du vingtième siècle. Malgré leur volonté de mobiliser les ouvriers et de recruter de nouveaux membres dans les sphères laborieuses, ils ne parviennent pas à initier un front de lutte commun. En retournant aux racines idéologiques de cet échec, cet article conteste l’idée communément admise que les groupes terroristes d’extrême-gauche allemands étaient avant tout sociaux-révolutionnaires et marxistes. Un retour précis aux premiers déterminants idéologiques de la gauche extra-parlementaire démontre en effet qu’un rattachement à la tradition de la radicalité ouvrière a, en réalité, servi à taire les tendances nationalistes, communistes d’État et antisémites que cette même gauche avait héritées du régime Est-allemand des années cinquante. |
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