Les ateliers du spectateur, fabriques du sensible
Si, dans le langage juridique banal, la dévolution désigne la transmission d’un bien d’une personne à une autre, son usage historique précise qu’une entité supérieure, détentrice d’un pouvoir, renonce à ses prérogatives en faveur d’une entité inférieure. Dans le contexte des débats esthétiques, un t...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/quaderni, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Quaderni
2014
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Si, dans le langage juridique banal, la dévolution désigne la transmission d’un bien d’une personne à une autre, son usage historique précise qu’une entité supérieure, détentrice d’un pouvoir, renonce à ses prérogatives en faveur d’une entité inférieure. Dans le contexte des débats esthétiques, un tel concept est susceptible de modifier le rapport à la parole experte et à la construction commune du sens. Par dévolution seront donc désignées les modalités de partage ou de confrontation des sensations, les mises en relation et des interprétations à l’œuvre dans les ateliers du spectateur que je mène notamment à l’Opéra de Lille et à l’Association pour le développement de la danse contemporaine de Genève depuis 2009. Ces ateliers révèlent une approche sensible du monde, un « partage du sensible » selon Jacques Rancière, c’est-à-dire une recherche esthétique trouvant ses résonances politiques dans le collectif. L’analyse du déroulement d’un atelier viendra éclairer mes champs et objets d’étude qui s’articulent autour d’un paradigme principal, à savoir le lien entre un domaine (l’esthétique), une activité (la production de connaissance) et une visée finalisée (l’impact politique du « commun »). |
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