L’État, une affaire de police ?
Alors que le caractère étatique de la police est souvent postulé par les sciences sociales qui s’intéressent à cette institution, cet article entreprend de montrer comment la mise en incertitude de ce lien naturalisé peut contribuer à un renouvellement de la sociologie de l’État. À partir d’une étud...
Saved in:
| In: | URI:https://journals.openedition.org/quaderni, |
|---|---|
| Main Author: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
Quaderni
2012
|
| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Alors que le caractère étatique de la police est souvent postulé par les sciences sociales qui s’intéressent à cette institution, cet article entreprend de montrer comment la mise en incertitude de ce lien naturalisé peut contribuer à un renouvellement de la sociologie de l’État. À partir d’une étude de terrain effectuée auprès d’un service de contrôle interne de la police nationale, l’Inspection générale des services, l’article montre que les investigations menées au sein de cette instance concernant des faits de violence et des faits de dévoiements de la fonction policière mettent au jour de manière pratique les contours flous de ce que la sociologie anglo-saxonne appelle la police discretion. L’analyse minutieuse de la répartition des sanctions prises à l’issue d’une enquête et des motifs d’inculpation qui conduisent des policiers face à un conseil de discipline permet alors de proposer une sociologie des épreuves dans l’État, c’est-à-dire des moments au cours desquels s’éprouve l’étatité de la police. |
|---|