L’État, c’est personne !
À travers deux grandes affaires au Japon, la maladie de Minamata et l’amiante, cet article examine la pollution industrielle comme une épreuve pour les victimes et pour l’État. À défaut d’avoir empêché ou résolu assez vite la pollution, l’État se trouve objet de la dispute. Il est aussi acteur de sa...
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| Опубликовано в: : | URI:https://journals.openedition.org/quaderni, |
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| Главный автор: | |
| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
Quaderni
2012
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| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | À travers deux grandes affaires au Japon, la maladie de Minamata et l’amiante, cet article examine la pollution industrielle comme une épreuve pour les victimes et pour l’État. À défaut d’avoir empêché ou résolu assez vite la pollution, l’État se trouve objet de la dispute. Il est aussi acteur de sa résolution par la voie judiciaire, l’instauration d’un système de réparation ou le vote d’une loi. Le procès est surtout une épreuve pour les victimes plaignantes. S’il y a violence symbolique d’État, c’est certes parce que les dominés doivent se soumettre aux formats d’épreuve imposés par les dominants (leur catégories et l’inflation d’expertise). Mais c’est aussi parce que faute de pouvoir transmettre leur souffrance intime autrement qu’en termes de mise en équivalence clinique, épidémiologique et financière, ils ne parviennent que très difficilement à obtenir une reconnaissance symbolique de la responsabilité de l’État. |
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