Mafia : état de violence ou violence d’État ?
Le 9 mai 1978, dans le village sicilien de Cinisi, un cadavre déchiqueté par une explosion est retrouvé à proximité de la gare. La police accrédite la thèse d’un attentat suicide, perpétré par un militant antimafia, représentant local d’un parti d’extrême gauche : Giuseppe Impastato. Cette thèse, qu...
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| Hoofdauteur: | |
| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
Quaderni
2012
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| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | Le 9 mai 1978, dans le village sicilien de Cinisi, un cadavre déchiqueté par une explosion est retrouvé à proximité de la gare. La police accrédite la thèse d’un attentat suicide, perpétré par un militant antimafia, représentant local d’un parti d’extrême gauche : Giuseppe Impastato. Cette thèse, qui laisse planer sur la victime l’accusation de terrorisme, sera renversée au cours d’une « affaire » se prolongeant jusqu’en 2002. Au terme de ce quart de siècle, deux mafieux sont jugés comme coupables du meurtre, en même temps que la mafia est qualifiée d’association « terroriste ». Cet article analyse les conditions de ce retournement impliquant une mutation de perception non seulement vis-à-vis du mouvement antimafia, initialement disqualifié comme subversif avant d’être réhabilité et institutionnalisé, mais aussi de l’État italien qui, confronté à l’épreuve de la mafia, acquiert une légitimité nouvelle. |
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