Evaluation of science as consultancy?

Le discours actuel sur les évaluations institutionnelles de la recherche s’est construit autour d’une thèse dominante : en tant que contrôle de la performance initié par l’extérieur, les évaluations sont considérées comme l’expression, et le moteur, d’une déprofessionnalisation globale de la profess...

Fuld beskrivelse

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Bibliografiske detaljer
Udgivet i:URI:https://journals.openedition.org/quaderni,
Auteurs principaux: Gülker, Silke, Simon, Dagmar, Torka, Marc
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: Quaderni 2012
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:Le discours actuel sur les évaluations institutionnelles de la recherche s’est construit autour d’une thèse dominante : en tant que contrôle de la performance initié par l’extérieur, les évaluations sont considérées comme l’expression, et le moteur, d’une déprofessionnalisation globale de la profession académique. Les évaluateurs comme les chercheurs évalués supposent qu’ils devront ajuster leurs systèmes de valeurs et d’évaluation à des critères externes. Notre analyse empirique des procédures d’évaluation à un niveau microsociologique se distance de cette thèse, et montre que les valeurs centrales de la profession académique persistent, et continuent à structurer la prise de décision et les actions de celle-ci. Une de ces valeurs stipule que les évaluations ne sont pas seulement au service du contrôle de la performance et de la sanction, mais qu’elles apportent les conseils de collègues. Mais comment le conseil est-il possible dans un contexte de contrôle de la performance, dont les conséquences sont potentiellement graves ? Nous répondons à cette question en analysant les décisions et les actions d’évaluateurs, et de chercheurs évalués, dans le cadre de la procédure d’évaluation des instituts de recherche allemands de l’Association Leibniz.