Les médiamorphoses du (néo)libéralisme. Propagande, idéologie dominante, pensée unique
Forme impalpable de l’idéologie, la « pensée unique » (néo)libérale est le symbole d’un marché désincarné et sans visage, évoquant une représentation insaisissable du pouvoir, entre dispersion et disparition, dissémination et dissolution ; l’exact opposé, en quelque sorte, de l’imaginaire propaga...
Zapisane w:
| Wydane w: | URI:https://journals.openedition.org/quaderni, |
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| 1. autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
Quaderni
2012
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| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | Forme impalpable de l’idéologie, la « pensée unique » (néo)libérale est le symbole d’un marché désincarné et sans visage, évoquant une représentation insaisissable du pouvoir, entre dispersion et disparition, dissémination et dissolution ; l’exact opposé, en quelque sorte, de l’imaginaire propagandiste en tant qu’il renvoie lui à une représentation instrumentaliste et intentionnaliste du pouvoir. Agissant par simple contagion, sans médiation institutionnelle, la « pensée unique », concept anhistorique et anti-sociologique, procède donc d’une forme d’aliénation de l’idéologie. La présente contribution montre également comment, confondant un système économique avec sa justification philosophique, adversaires et tenants de la globalisation (néo)libérale, se révèlent être les deux pôles d’un même discours englobant. En ce sens, si l’utopie de la société de marché est étrangère au capitalisme réel, elle remplit néanmoins une fonction bien précise : confondre ce dernier avec sa justification philosophique, qu’on la qualifie de propagande, d’idéologie dominante ou encore de « pensée unique ». |
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