S’indigner à nouveau : réflexions sur un dispositif de désignation de l’injustice

Le sentiment d’indignation, moteur de la vie politique, est devenu problématique. Trop plein ou déficit : quelle qu’en soit la raison, l’indignation ne remplit plus sa fonction essentielle de mobilisation. Pour l’expliquer, cet article soumet l’hypothèse du passage d’une ère d’ « indignation objectiv...

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Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/quaderni,
1. Verfasser: Quet, Mathieu
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: Quaderni 2012
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:Le sentiment d’indignation, moteur de la vie politique, est devenu problématique. Trop plein ou déficit : quelle qu’en soit la raison, l’indignation ne remplit plus sa fonction essentielle de mobilisation. Pour l’expliquer, cet article soumet l’hypothèse du passage d’une ère d’ « indignation objective » à une ère de « bonnes raisons ». Tandis que l’indignation objective était soutenue par un régime de production de discours qui essentialisait l’injustice, l’ère des bonnes raisons fait apparaître la nature discursivement construite des injustices, et affaiblit les velléités protestataires. Il faut alors penser les dispositifs épistémopolitiques qui permettront de re-décrire le social et les trames du pouvoir pour refonder l’indignation.