Jusqu’où l’institution peut-elle être augmentée ? Pour une éthique publique de l’IA
Cette contribution explore l’hypothèse que l’adoption par les services publics des outils technologiques contemporains informatiques et numériques, des algorithmes et des méga-données qui définissent l’intelligence artificielle (IA), induit une transformation importante du sens de l’institution. L’e...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/quaderni, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Quaderni
2022
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cette contribution explore l’hypothèse que l’adoption par les services publics des outils technologiques contemporains informatiques et numériques, des algorithmes et des méga-données qui définissent l’intelligence artificielle (IA), induit une transformation importante du sens de l’institution. L’expertise des machines et la valeur du savoir des mathématiques-informatiques nourrissent la confiance envers l’IA, qui repose sur son efficacité pour assister les tâches d’administration et de gestion publiques. Mais elle entretient également une confusion entre la logique de la performance technique et la doctrine de l’État, à partir de la ressemblance entre des notions pourtant irréductibles les unes aux autres, par exemple entre fiabilité et confiance, entre généralité et universalité, entre objectivité et impartialité. Par le biais des services qu’ils rendent à l’institution et via l’influence qu’ils exercent déjà sur les comportements de ses agents et responsables, les systèmes d’IA acquièrent une action réelle qu’il est nécessaire de préciser et de conceptualiser. Cet article entend y contribuer à partir de l’idée qu’il s’agit d’une forme d’autorité, telle que la philosophie politique l’a interprétée. |
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