Capes rouges et bonnets blancs : une « contagion iconographique » de The Handmaid’s Tale au service d’une internationalisation des mobilisations féministes ?

La mobilisation de l’iconographie de la série télévisée The Handmaid’s Tale par différents collectifs féministes permet de questionner les possibilités d’internationalisation et de circulation d’un message politique commun. À partir des entretiens réalisés avec des collectifs de France, États-Unis e...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/quaderni,
Autors principals: Ihaddadene, Florence, Lopez Puyol, Emily
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Quaderni 2021
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:La mobilisation de l’iconographie de la série télévisée The Handmaid’s Tale par différents collectifs féministes permet de questionner les possibilités d’internationalisation et de circulation d’un message politique commun. À partir des entretiens réalisés avec des collectifs de France, États-Unis et Argentine — pays où ces mobilisations ont été particulièrement médiatisées — cet article propose d’analyser les différentes appropriations et effets de la dystopie comme stratégie esthétique. Que ce soit la dystopie comme crainte pour l’avenir ou comme dénonciation actualisée du passé, l’appropriation collective de ce déguisement reflète des inquiétudes communes bien plus que d’une idéologie collective. Si la question des violences faites aux femmes directement par l’Etat apparaît comme centrale, cette contagion iconographique contribue in fine à invisibiliser les fractures sociales qui traversent les mouvements féministes.