Le désir technologique de Dieu
Les références au sacré et à Dieu sont omniprésentes dans les discours sur les techniques. L’invocation du divin, de l’immortalité et de la transcendance est censée apporter un supplément d’âme à la prolifération des innovations technicistes. La Silicon Valley est portée par une « idéologie technico...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/quaderni, |
|---|---|
| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Quaderni
2020
|
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Les références au sacré et à Dieu sont omniprésentes dans les discours sur les techniques. L’invocation du divin, de l’immortalité et de la transcendance est censée apporter un supplément d’âme à la prolifération des innovations technicistes. La Silicon Valley est portée par une « idéologie technico-mystique » héritière de la cybernétique et revivifiée par le New Age. L’anthropologie souligne le lien entre le symbolique et la technicité pour définir le rapport d’extériorité et d’objectivation de l’homme au monde. Toutefois la technique ne peut pas symboliser, mais elle ne va pas sans récit, sans imaginaire et sans fictions. La technique est biface : fonctionnelle et fictionnelle. Si la technique ne peut symboliser, elle n’est donc pas « instituante » comme l’a montré Lucien Sfez. Elle ne peut instituer, mais l’institution entrepreneuriale qui la met en œuvre, elle, le peut. La technique est « instituée » par l’industrie. |
|---|