La radicalisation sous emprise ?
En janvier 2015, le gouvernement français a lancé un site internet « Stop Djihadisme » pour prévenir la radicalisation. Cette campagne de communication globale s’inscrit dans une stratégie de lutte contre la propagande des organisations djihadistes qui mêle mesures répressives (répression de l’apolo...
Sábháilte in:
| Foilsithe in: | URI:https://journals.openedition.org/quaderni, |
|---|---|
| Príomhchruthaitheoir: | |
| Formáid: | Article ou chapitre numérique |
| Teanga: | Français |
| Foilsithe / Cruthaithe: |
Quaderni
2018
|
| Rochtain ar líne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Achoimre: | En janvier 2015, le gouvernement français a lancé un site internet « Stop Djihadisme » pour prévenir la radicalisation. Cette campagne de communication globale s’inscrit dans une stratégie de lutte contre la propagande des organisations djihadistes qui mêle mesures répressives (répression de l’apologie du terrorisme et fermetures administratives de sites) et diffusion d’un « contre-discours ». Ces mesures s’inscrivent au croisement de plusieurs politiques publiques : une institutionnalisation de la communication publique antiterroriste et une politique de prévention de la radicalisation encore embryonnaire. L’analyse du discours effectuée sur les différents vecteurs de communication (pages internet, brochures grand public, vidéos sur les réseaux sociaux) montre une représentation de la radicalisation à la fois critique (le discours public sur la radicalisation est un discours de dénonciation) et partielle (le discours se limite aux dimensions affirmatives de la radicalisation). Ces campagnes de communication s’appuient sur la dénonciation de la nature manipulatrice des discours djihadistes s’inspirant en cela des dispositifs utilisés en France pour lutter contre les dérives sectaires. |
|---|