Social networks of death: conspiracy panics and professional journalistic ethics in the post-Soviet Russia
En mai 2016, un important journal russe, Novaya Gazeta, a publié un long article d’investigation intitulé « Les groupes de la mort » traitant de groupes publics sur le réseau social russe Vkontakte ciblant les adolescents et les encourageant au suicide. L’auteur y prétendait que les jeunes Russes ét...
Zapisane w:
| Wydane w: | URI:https://journals.openedition.org/quaderni, |
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| 1. autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Anglais |
| Wydane: |
Quaderni
2017
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| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | En mai 2016, un important journal russe, Novaya Gazeta, a publié un long article d’investigation intitulé « Les groupes de la mort » traitant de groupes publics sur le réseau social russe Vkontakte ciblant les adolescents et les encourageant au suicide. L’auteur y prétendait que les jeunes Russes étaient tués par une force inconnue qui « tirait les ficelles » de l’internet. Cet article déclencha un large débat public autour des dangers de l’internet pour les jeunes Russes qui déboucha sur l’appel à l’enfermement des fondateurs de ces groupes ainsi qu’une modification législative permettant de poursuivre quiconque encouragerait, favoriserait ou aiderait un suicide. Rapidement, le débat s’est focalisé sur la sphère de l’éthique journalistique dans la mesure où l’auteur des « Groupes de la mort » se vit accusé de violer les règles éthiques du journalisme d’investigation et de propager la peur des nouvelles technologies parmi la population russe. D’une part, la parution de cet article dans un journal d’investigation respecté démontre que même parmi des professionnels capables de réflexions critiques, certains sont vulnérables à la pensée conspirationniste. Non seulement ceci alimente le discours national alarmiste à propos de l’internet, mais, en outre, ceci favorise indirectement les velléités gouvernementales de couper court à la liberté d’expression. D’autre part, la focalisation du débat autour de sphère éthique a permis de souligner le manque de principes professionnels qui permet aux journalistes russes de propager des théories du complot en toute impunité professionnelle ou réputationnelle. |
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