Le jeu déréglé du burlesque : du Roman comique (1651) à Molloy (1951)

Il n’est pas de fiction en prose narrative qui témoigne d’une intentionnalité ludique plus manifeste qu’une « histoire comique » : cet article l’illustre en analysant d’abord les stratégies de Scarron, maître du jeu, dans l’incipit burlesque du Roman comique. Enjambant les trois siècles qui séparent...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/ql,
Autor principal: Loehr, Joël
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Quêtes littéraires 2024
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:Il n’est pas de fiction en prose narrative qui témoigne d’une intentionnalité ludique plus manifeste qu’une « histoire comique » : cet article l’illustre en analysant d’abord les stratégies de Scarron, maître du jeu, dans l’incipit burlesque du Roman comique. Enjambant les trois siècles qui séparent la parution du roman de Scarron (1651) de celle de Molloy (1951), non sans souligner l’impact qu’a eu le cinéma muet sur les moyens et les effets du burlesque dans une fiction en prose narrative, on interroge ensuite les stratégies de Beckett, plus complexes ou plus équivoques, non seulement parce que l’auteur semble cacher son jeu, à l’abri d’une voix narratrice, mais aussi parce que la fiction, entendue comme « feintise ludique partagée », s’ouvre alors à l’interférence registrale du pathétique.