Mémoire et autobiographie dans l’œuvre de Claude Simon

La mémoire occupe une place privilégiée dans l’œuvre de Claude Simon. À travers Les Géorgiques, L’Acacia et Le Jardin des plantes, notre but, dans le présent article, est de montrer qu’il n’a pas cherché à rédiger une « autofiction » ou un « roman historique », mais à écrire une autobiographie litté...

Disgrifiad llawn

Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Cyhoeddwyd yn:URI:https://journals.openedition.org/ql,
Prif Awdur: Belarbi, Mokhtar
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: Quêtes littéraires 2024
Pynciau:
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Disgrifiad
Crynodeb:La mémoire occupe une place privilégiée dans l’œuvre de Claude Simon. À travers Les Géorgiques, L’Acacia et Le Jardin des plantes, notre but, dans le présent article, est de montrer qu’il n’a pas cherché à rédiger une « autofiction » ou un « roman historique », mais à écrire une autobiographie littéraire. Son objectif ultime n’était pas de « retrouver le temps perdu », mais d’inscrire « le temps perdu » dans la littérature. Il résulte de cette étude que la nouvelle forme de l’autobiographie initiée par Claude Simon se démarque entièrement de l’autobiographie classique. Elle est écrite par le recours inlassable de l’écrivain à des stimuli, c’est-à-dire par le questionnement de textes écrits par des personnes, qui se sont trouvées dans des situations similaires. Elle est une auto-sensorio-graphie : l’écriture s’appuie essentiellement sur la description de la sensation et non des faits rapportés. Elle est par ailleurs une auto-thanato-graphie, puisque la mort y est le personnage central.