La trop fragile utopie de L’Astrée : une variation du pot de terre contre le pot de fer

Alors qu’au siècle précédent fleurissent les textes montrant des sociétés utopiques, Urfé reprend ce thème qu’il adapte à un univers pastoral dans L’Astrée. Cependant, plutôt que de se contenter d’en démontrer la supériorité, il représente la fragilité qu’il y a dans tout projet utopique : dès lors...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Dans:URI:https://journals.openedition.org/ql,
Auteur principal: Philipps, Pauline
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Quêtes littéraires 2024
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Alors qu’au siècle précédent fleurissent les textes montrant des sociétés utopiques, Urfé reprend ce thème qu’il adapte à un univers pastoral dans L’Astrée. Cependant, plutôt que de se contenter d’en démontrer la supériorité, il représente la fragilité qu’il y a dans tout projet utopique : dès lors qu’elle est incapable de survivre longtemps aux assauts du réel, à quoi peut bien servir une utopie ? La société idéale qui nous était proposée au début du roman s’effrite peu à peu pour se briser sous nos yeux. Entre critique de l’écriture utopique et regard paternel porté sur des personnages voués à souffrir de cette rencontre contre-nature avec l’extérieur, L’Astrée nous donne à voir comment le plus beau des pots de terre est inévitablement condamné à se confronter au pot de fer de la réalité. Le roman met alors en scène la beauté de cette brutale rencontre.