Violence et effondrement dans la fiction insulaire francophone contemporaine : l’île comme dystopie ?

L’imaginaire occidental a souvent dépeint les îles comme des endroits paradisiaques, voire des utopies. Or, on constate que les récits contemporains des îles, c’est-à-dire écrits par des auteurs eux-mêmes habitants des îles, placent la violence, les inégalités sociales, les enjeux climatiques et les...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/ql,
Autore principale: Neau, Jessy
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Quêtes littéraires 2024
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:L’imaginaire occidental a souvent dépeint les îles comme des endroits paradisiaques, voire des utopies. Or, on constate que les récits contemporains des îles, c’est-à-dire écrits par des auteurs eux-mêmes habitants des îles, placent la violence, les inégalités sociales, les enjeux climatiques et les problématiques de l’exil au cœur de leurs dispositifs narratifs. Les quartiers d’« Eden Ouest » et de « Gaza » dans le roman du Martiniquais Alfred Alexandre (Les Villes assassines, 2011), et dans celui de la Mauricienne Nathacha Appanah (Tropique de la violence, 2015) inscrivent ces thématiques au cœur de représentation spatiale. De l’utopie, serions-nous passés à la dystopie ? Cet article examine la pertinence de ces catégories conceptuelles pour aborder certains tropes de la littérature insulaire francophone, en l’associant notamment à la notion en vogue d’« effondrement » et de contre-exotisme, s’attachant en particulier à la représentation du quartier insalubre et au thème de l’immigration clandestine.