Respiritualiser le roman sans âme. Une lecture de La Femme pauvre de Léon Bloy
Nous voudrions montrer comment Bloy se révolte contre le roman de son temps en cherchant à respiritualiser un modèle trop matérialiste et positiviste. L’étude de La Femme pauvre met au jour, à l’inverse du roman de son époque, la volonté bloyenne de faire voir les rouages invisibles d’une mécanique...
Gardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/ql, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Quêtes littéraires
2025
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Nous voudrions montrer comment Bloy se révolte contre le roman de son temps en cherchant à respiritualiser un modèle trop matérialiste et positiviste. L’étude de La Femme pauvre met au jour, à l’inverse du roman de son époque, la volonté bloyenne de faire voir les rouages invisibles d’une mécanique divine dont les personnages romanesques ne sont que des ombres projetées et incarnées, et non des fac-simile d’acteurs sociaux obéissant à des lois que l’étude de la société suffirait à déterminer. Ce roman révèle le rôle que Bloy fixe à l’écrivain : être au service de la Parole de Dieu, ce qui tranche avec celui de l’observateur neutre, sorte de Claude Bernard naturaliste. Il souligne aussi la mission que Bloy assigne précisément au genre romanesque, par contraste avec d’autres genres littéraires, comme le pamphlet, qu’il utilise également. |
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