La Terre d’Émile Zola ou l’impossible jacquerie
Cet article se propose d’analyser La Terre (1887), le quinzième tome des Rougon-Macquart, dans une perspective politique. Zola place son intrigue dans un contexte de crise agricole qui affecte les conditions de vie de la classe paysanne. Il pose alors la question de la possibilité, en cette seconde...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/ql, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Quêtes littéraires
2025
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Cet article se propose d’analyser La Terre (1887), le quinzième tome des Rougon-Macquart, dans une perspective politique. Zola place son intrigue dans un contexte de crise agricole qui affecte les conditions de vie de la classe paysanne. Il pose alors la question de la possibilité, en cette seconde moitié de XIXe siècle, d’une « jacquerie » qui mettrait fin à la misère. Cependant, jamais le soulèvement ne se réalise. Sous la plume de Zola, les paysans n’ont aucune velléité d’agir collectivement. Le roman se présente comme une analyse profonde des causes de la désunion des forces. L’instauration du partage des terres sous la Révolution et l’inefficacité des discours révolutionnaires, tournés en dérision, apparaissent comme les raisons principales de l’attentisme qui caractérise les paysans. Mais le souffle de la révolte ne s’éteint pas pour autant : les personnages subversifs recourent à des moyens alternatifs qui garantissent la circulation du discours contestataire. |
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