« On lui acheta un cartable et des sandales »
Cet article présente une analyse du roman Les Hommes qui marchent ; celle-ci s’appuiera sur l’hypothèse de l’ethnocritique qui envisage une homologie entre rite et récit. La scolarisation du personnage principal est envisagée comme un rite de passage qui la conduit à un avenir émancipé dans le conte...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/pratiques, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Pratiques
2020
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Cet article présente une analyse du roman Les Hommes qui marchent ; celle-ci s’appuiera sur l’hypothèse de l’ethnocritique qui envisage une homologie entre rite et récit. La scolarisation du personnage principal est envisagée comme un rite de passage qui la conduit à un avenir émancipé dans le contexte de la guerre d’Algérie puis de la Révolution algérienne. L’écriture et l’habitus littératien se veut une révolte contre toutes les formes de coercitions qui assignent les individus (en particulier les femmes) à une place prédéfinie et inamovible. L’écriture renoue alors avec le nomadisme des aïeux maures sahariens, avec un monde antérieur aux découpages géographiques et ethniques issus de la colonisation et des États post-coloniaux. Cette étude montre comment une pensée authentiquement saharienne, nomade, pénètre en profondeur une écriture romanesque qui devient, à l’image de l’espace saharien, un espace de rencontre entre les langues et les cosmologies, entre les oralités et les littératies. |
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