Ababbcc : Auden et Byron sans rime ni raison

Décliné en sept entrées, correspondant aux sept vers (généralement des pentamètres iambiques) de la rime royale, l’article se coule délibérément dans la lettre (et, si possible, dans l’esprit) de la lettre adressée par W.H. Auden à Lord Byron (1937), depuis l’Islande où il voyageait en compagnie d’I...

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Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/polysemes,
Autor Principal: Porée, Marc
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: Polysèmes 2022
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Décliné en sept entrées, correspondant aux sept vers (généralement des pentamètres iambiques) de la rime royale, l’article se coule délibérément dans la lettre (et, si possible, dans l’esprit) de la lettre adressée par W.H. Auden à Lord Byron (1937), depuis l’Islande où il voyageait en compagnie d’Isherwood. Le propos entend cerner les traits distinctifs d’une poétique tout à la fois conversationnelle, générationnelle, autobiographique et faussement « facile ». Conçu à la manière d’un Condition of England poem, le texte d’Auden flirte ouvertement avec « l’universel reportage » dénoncé en son temps par Mallarmé, aux fins de réhabiliter le light verse, mais aussi de purger la poésie de tout hermétisme intempestif, tout en revendiquant l’héritage subversif de Byron. S’y esquisse un mythe personnel, dans le contexte politique des années trente, en lien avec la volonté de donner un « style » (Marielle Macé) à son existence. Avec, en toile de fond, la « tekhnè postale » telle que l’analyse Derrida. L’esprit de la missive adressée aux morts, enfin, sert de prétexte, via le détour par l’Islande, à honorer la mémoire d’Hubert Teyssandier, entre tous les directeurs de recherche assurément le plus « warm and civilisé » (Auden).