Orientalising London and the Victorian Era: Questioning Neo-Victorian Politics and Ideologies

Cet article étudie la manière dont le Londres victorien circule aujourd’hui dans le monde à travers les objets culturels néo-victoriens. Certaines œuvres littéraires, télévisuelles et filmiques véhiculent une image de l’Angleterre victorienne métonymiquement contenue dans celle de Londres. Cette rep...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/polysemes,
Auteur principal: Chemmachery, Jaine
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Anglais
Publié: Polysèmes 2020
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Cet article étudie la manière dont le Londres victorien circule aujourd’hui dans le monde à travers les objets culturels néo-victoriens. Certaines œuvres littéraires, télévisuelles et filmiques véhiculent une image de l’Angleterre victorienne métonymiquement contenue dans celle de Londres. Cette représentation de Londres oscille entre une vision monumentale de la capitale et une vision de celle-ci comme ville double constituée d’un envers mystérieux, ce qui n’est pas sans rappeler le discours orientaliste tel qu’il a été théorisé par Edward Said en 1978. La construction littéraire et visuelle du Londres néo-victorien participe donc d’une stratégie néo-victorientaliste présentant la ville comme un « autre », à la fois à craindre et à domestiquer. Dans Neo-Victorianism and the Memory of Empire (2012), Elizabeth Ho montre que les productions néo-victoriennes constituent une réaction à la décolonisation et la chute des empires européens. Alors que Sherlock Holmes, le plus célèbre détective du XIXe siècle, est catapulté dans notre monde dans la série de la BBC et que Penny Dreadful nous plonge dans un Londres gothique et fantasmé, on s’interrogera sur les modalités d’engagement des spectateurs et spectatrices avec les Victoriens. Comment l’articulation entre le politique, l’économie globale de production et de circulation des objets culturels et les œuvres néo-victoriennes nous permet-elle de penser les enjeux politiques, idéologiques et éthiques de notre engagement contemporain avec les Victoriens ?