« The Infinite Terror of the Brilliance of Colour » : couleur et violence dans quelques nouvelles d’A.S. Byatt

Aux côtés de Robin, le peintre qui dans « Art Work » a décidé de vouer sa vie toute entière à « l’infinie terreur de l’éclat de la couleur », on trouve chez Byatt bien d’autres artistes mus par la même passion, comme Bernard dans « A Lamia in the Cévennes », qui dit en s’adressant à un papillon qu’i...

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Uloženo v:
Podrobná bibliografie
Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/polysemes,
Hlavní autor: Tollance, Pascale
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: Polysèmes 2016
Témata:
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Popis
Shrnutí:Aux côtés de Robin, le peintre qui dans « Art Work » a décidé de vouer sa vie toute entière à « l’infinie terreur de l’éclat de la couleur », on trouve chez Byatt bien d’autres artistes mus par la même passion, comme Bernard dans « A Lamia in the Cévennes », qui dit en s’adressant à un papillon qu’il s’apprête à peindre : « Purple and orange is a terrible and violent fate ». Ce destin, on le comprend, est aussi bien celui du peintre que celui de la créature qu’il a sous les yeux. On ne peut ainsi manquer d’être interpellé, en lisant les nouvelles d’A.S. Byatt, non seulement par la fascination qu’y exerce la couleur, mais par cette insistance sur sa violence : violence du sacrifice qu’elle exige chez l’artiste, violence des effets qu’elle produit, et plus largement, violence du silence dans lequel elle s’exprime. Une fois repérée la persistance de ce thème, la question se pose de savoir comment l’écriture peut prétendre à son tour “faire de la couleur”, et comment, en mettant sa violence en mots, elle peut ne pas lui faire violence à son tour.