Sépia, couleur de l’encre, teinte du temps
Parmi toutes les teintes que nous dénommons le plus ordinairement ou identifions le plus aisément, la couleur sépia semble être l’une de celles, avec les couleurs fondamentales, à laquelle nous reconnaissons volontiers une valeur simple : c’est la couleur de la photographie ancienne, et par métonymi...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/polysemes, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Polysèmes
2016
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Parmi toutes les teintes que nous dénommons le plus ordinairement ou identifions le plus aisément, la couleur sépia semble être l’une de celles, avec les couleurs fondamentales, à laquelle nous reconnaissons volontiers une valeur simple : c’est la couleur de la photographie ancienne, et par métonymie, celle du temps passé. Bien qu’assez universellement partagée, cette représentation est partiellement fausse et recouvre assurément une réalité plus complexe. On pourra même se demander si l’apparente monovalence de cette couleur ou cette teinte ne nous permet pas de mettre à jour certains aspects de l’ambiguïté fondamentale de l’opération de mimésis, en particulier sous l’angle de la restitution du temps. |
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