Reconstruction and Transformation of the Museum in Wild, Wild Erie by Paul Durcan
Wild, Wild Erie est le troisième recueil du poète irlandais contemporain Paul Durcan. Il se compose de poèmes ekphrastiques inspirés par la collection d’un musée (en l’occurrence, le Toledo Museum of Art, Ohio). Dans ce recueil, le poète déconstruit et reconstruit l’espace muséal et le mythe de l’Ou...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/polysemes, |
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| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Anglais |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Polysèmes
2019
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Wild, Wild Erie est le troisième recueil du poète irlandais contemporain Paul Durcan. Il se compose de poèmes ekphrastiques inspirés par la collection d’un musée (en l’occurrence, le Toledo Museum of Art, Ohio). Dans ce recueil, le poète déconstruit et reconstruit l’espace muséal et le mythe de l’Ouest sauvage américain. Il se présente comme un nouveau cowboy qui, par le biais d’ekphraseis, vient brouiller voire transcender la notion de frontières, que celles-ci soient génériques, géographiques ou temporelles. Or le poète ne tente pas seulement de dépasser la notion de limites, d’explorer de nouveaux chemins et d’y entraîner le lecteur, il joue aussi avec les cadres, les étiquettes et les dénominations. Il crée un espace où rien n’est fixe, où tout est en constante évolution, espace à travers lequel le poète peut être perçu à la fois et tour à tour comme visiteur/explorateur, amateur d’art, érudit, « professeur », « guide » ou enchanteur/« allumeur d’étoiles ». Il dé-cadre les œuvres picturales et sculpturales avant de les reproduire sur l’espace de la page blanche, ne mettant aucune barrière entre l’œuvre et la marge, espace ouvert à la rêverie. Cependant, chacun de ces poèmes peut être conçu comme une nouvelle sorte de cadre, comme un parergon, pour reprendre le terme de Derrida, extérieur aux œuvres tout en en faisant partie, les prolongeant et les délimitant. Durcan classe les œuvres, comme dans un catalogue de musée. Il oriente et recadre le regard du lecteur. Le recueil devient une sorte de guide de musée alternatif, une invitation à la jouissance et un rejet d’une forme de consommation touristique de l’art et du musée. L’ekphrasis établit un nouveau type de relations entre mots et images, une nouvelle forme d’échange qui mène à la jouissance. Paul Durcan construit par le biais de poèmes et d’images un nouveau temple, une cathédrale où il réaffirme sa foi en l’art et invite le lecteur à venir prier, sourire, imaginer, aimer. |
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