Jude The Obscure : roman du clair-obscur

Dans Tess of the d’Urbervilles (1891), la pureté de l’héroïne est à la fois soulignée par le sous-titre « a pure woman » et souillée par le désir des personnages masculins : la tache rouge apparaît alors à plusieurs endroits du récit, ponctuant le destin tragique de Tess. Dans le dernier roman de Ha...

Cur síos iomlán

Sábháilte in:
Sonraí bibleagrafaíochta
Foilsithe in:URI:https://journals.openedition.org/polysemes,
Príomhchruthaitheoir: Bernard, Stéphanie
Formáid: Article ou chapitre numérique
Teanga:Français
Foilsithe / Cruthaithe: Polysèmes 2016
Ábhair:
Rochtain ar líne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Cur síos
Achoimre:Dans Tess of the d’Urbervilles (1891), la pureté de l’héroïne est à la fois soulignée par le sous-titre « a pure woman » et souillée par le désir des personnages masculins : la tache rouge apparaît alors à plusieurs endroits du récit, ponctuant le destin tragique de Tess. Dans le dernier roman de Hardy intitulé Jude the Obscure (1895), la parcimonie des couleurs ne cesse de rappeler l’obscurité du protagoniste, le récit se déclinant principalement dans des teintes de blanc, gris, marron et noir. Tailleur de pierre, le personnage de Jude apparaît entre obscurité et pâleur, caractérisé par la poussière qui recouvre ses habits, sa courte barbe noire, ses mains, ses livres. Le blanc s’oppose au rouge et non au noir qui vient plutôt le compléter. Ce traitement particulier des couleurs va de pair avec le jeu de lumières qui tout à la fois illumine et assombrit Jude the Obscure. Le rendu rappelle le clair-obscur des peintures de la Renaissance, soulignant la singularité des personnages et la tragédie de leurs sombres destinées.