Image, Memory, and Reconstruction: Alastair’s Illustrated Editions for Oscar Wilde’s The Sphinx and The Birthday of the Infanta as Memory Palaces

Cet article se propose d’analyser les illustrations de l’artiste polyglotte allemand Alastair (nom de plume de Hans Henning Otto, baron von Voigt [1887-1969]) pour deux éditions de textes de Wilde publiées dans les années 1920 : une version de 1920 du poème The Sphinx (La Sphinge) publiée par John L...

Fuld beskrivelse

Enregistré dans:
Bibliografiske detaljer
Udgivet i:URI:https://journals.openedition.org/polysemes,
Hovedforfatter: Giudicelli, Xavier
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Anglais
Udgivet: Polysèmes 2019
Fag:
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:Cet article se propose d’analyser les illustrations de l’artiste polyglotte allemand Alastair (nom de plume de Hans Henning Otto, baron von Voigt [1887-1969]) pour deux éditions de textes de Wilde publiées dans les années 1920 : une version de 1920 du poème The Sphinx (La Sphinge) publiée par John Lane/The Bodley Head (un frontispice, des décorations et neuf illustrations en pleine page) et une édition de 1928 du conte The Birthday of the Infanta (L’Anniversaire de l’Infante) publiée à Paris par The Black Sun Press/Éditions Narcisse (huit planches et un frontispice). Ces versions illustrées des textes de Wilde témoignent de la postérité des œuvres de l’auteur anglo-irlandais au XXe siècle. Cet article s’emploie en premier lieu à montrer que les créations d’Alastair se font également le reflet des textes mêmes de Wilde, qui sont des reconstructions imaginaires de mondes anciens – l’antiquité dans The Sphinx, le Siècle d’or espagnol dans The Birthday of the Infanta – et se fondent sur un dialogue entre images visuelles et textuelles. Une deuxième partie est consacrée à l’analyse des réseaux interpicturaux sur lesquels Alastair s’appuie pour mettre en images The Sphinx et The Birthday of the Infanta : les planches d’Alastair sont des palais de mémoire qui portent la trace de l’influence d’illustrateurs fin-de-siècle de Wilde, comme Aubrey Beardsley ou Charles Ricketts. L’accent est enfin mis sur la façon dont Alastair met en scène les textes de Wilde dans ses images, sur la manière dont il fait du livre illustré un espace théâtral et donne naissance dans ses illustrations à une esthétique de l’incongruité, de l’hybridité et de l’entre-deux : une esthétique kitsch ou camp, qui se caractérise par une temporalité non-linéaire que l’on pourrait peut-être qualifier de « queer ».