« In a Pomp of Colour » : couleur et modernité chez George Moore
Soucieux comme tous les Esthètes de débarrasser l’art anglais des scories narratives dont il était encore largement prisonnier à la fin du xixe siècle, George Moore choisit dans sa critique d’art de mettre en avant la notion de couleur, que ce soit pour déplorer les teintes “sales” de certains artis...
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| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/polysemes, |
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| 1. Verfasser: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
Polysèmes
2016
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| Schlagworte: | |
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Soucieux comme tous les Esthètes de débarrasser l’art anglais des scories narratives dont il était encore largement prisonnier à la fin du xixe siècle, George Moore choisit dans sa critique d’art de mettre en avant la notion de couleur, que ce soit pour déplorer les teintes “sales” de certains artistes ou pour saluer les nuances subtiles des autres. En montrant que les plus grands peintres ont toujours privilégié les valeurs chromatiques par rapport à l’anecdote, et en faisant coïncider le déclin de l’art avec la prédominance du sujet, Moore révise la hiérarchie des artistes victoriens : le mépris que lui inspirent les membres de la Royal Academy trouve ainsi un fondement théorique, la peinture d’histoire est vouée aux oubliettes de l’histoire et Whistler, créateur des harmonies colorées, est porté aux nues. Pourtant, George Moore s’oppose au divisionnisme, dont il juge les principes aberrants, prouvant ainsi son attachement envers une conception “classique” de la couleur, contre la “couleur locale”, ce vice impuni, au profit d’une palette plus “mélodieuse”. |
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