Correspondances baudelairiennes entre couleur et littérature chez Joris-Karl Huysmans
Joris-Karl Huysmans définit ainsi le but de sa critique d’art : « surtout décrire le tableau de telle façon que celui qui en lit la traduction écrite, le voie ». Autrement dit, les écrits sur l’art huysmansiens visent à rendre visible le tableau décrit, mais ce projet se heurte à un obstacle majeur,...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/polysemes, |
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| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Polysèmes
2016
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Joris-Karl Huysmans définit ainsi le but de sa critique d’art : « surtout décrire le tableau de telle façon que celui qui en lit la traduction écrite, le voie ». Autrement dit, les écrits sur l’art huysmansiens visent à rendre visible le tableau décrit, mais ce projet se heurte à un obstacle majeur, celui de la verbalisation d’un phénomène extérieur au langage : la couleur. Aussi, pour évoquer la couleur, Huysmans ne se contente pas d’utiliser ses propres mots : il compare les coloris des artistes au langage d’autres écrivains, s’inscrivant ainsi dans la théorie baudelairienne des correspondances. Le recours à cette analogie signale l’incapacité de la critique d’art en tant que genre à rendre compte de la couleur, et la nécessité qu’elle a de convoquer d’autres textes pour suggérer ce qu’elle échoue à dire. |
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