Prosodic Echoes of Robert Frost, Elizabeth Bishop and Emily Dickinson in Seamus Heaney’s Poetry
Seamus Heaney, poète de l’écholocalisation (« echo sounding » dans Station Island), composait ses vers de sorte qu’ils sondent les tourbières sans fond et d’inépuisables trésors de mots dont il tirait une musique nouvelle. Cet aspect de son œuvre est bien connu des lecteurs comme des chercheurs. Cep...
Đã lưu trong:
| Xuất bản năm: | URI:https://journals.openedition.org/polysemes, |
|---|---|
| Tác giả chính: | |
| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
Polysèmes
2018
|
| Những chủ đề: | |
| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | Seamus Heaney, poète de l’écholocalisation (« echo sounding » dans Station Island), composait ses vers de sorte qu’ils sondent les tourbières sans fond et d’inépuisables trésors de mots dont il tirait une musique nouvelle. Cet aspect de son œuvre est bien connu des lecteurs comme des chercheurs. Cependant, une autre forme d’écholocalisation est en grande partie restée hors sonar : l’art de faire allusion à un autre poète par la prosodie. Bien qu’Écho n’ait pas de voix à elle, c’est à son appel que Heaney répond dans « Personal Helicon », échappant ainsi au destin de Narcisse : « To stare, big-eyed Narcissus, into some spring / Is beneath all adult dignity. I rhyme / To see myself, to set the darkness echoing ». Il est important de noter que ce portrait sonore n’est pas qu’un autoportrait car « Personal Helicon » fait écho au poème de Robert Frost « For Once, Then, Something » sur les plans thématique et prosodique. De nombreux échos de ce type peuvent être repérés chez Heaney. Cet article propose d’analyser, à partir d’exemples précis, trois modes d’existence de l’écho poétique : l’écho-miroir, l’écho évocateur et l’écho cliveur qui scinde et assemble en même temps. Nous montrerons ainsi comment l’oreille poétique de Heaney s’est accordée et a répondu à trois voix poétiques américaines : celles de Robert Frost, d’Elizabeth Bishop et d’Emily Dickinson. La voix nord-irlandaise de Heaney, qui était aussi un amoureux des ondes radio, leur fait tant d’échos que sa bande de fréquence s’en trouve élargie. |
|---|