Entre éclipse des voix et réticence de l’aveu : les « petites chambres d’échos » de la poésie d’A.E. Housman
La poésie d’Alfred Edward Housman (1859-1936) se caractérise par la persistance toujours proche de la complainte de l’élégie. Le vers housmanien s’inspire des poètes lyriques grecs et latins, des ballades écossaises, des chansons du théâtre de William Shakespeare ou encore de John Milton, Heinrich H...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/polysemes, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Polysèmes
2018
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | La poésie d’Alfred Edward Housman (1859-1936) se caractérise par la persistance toujours proche de la complainte de l’élégie. Le vers housmanien s’inspire des poètes lyriques grecs et latins, des ballades écossaises, des chansons du théâtre de William Shakespeare ou encore de John Milton, Heinrich Heine ou Matthew Arnold. Mais au-delà de ces résonances multiples d’une mémoire littéraire, mythologique, allégorique, symbolique ou acoustique, cette poésie empreinte d’échos traduit la dissolution du sujet lyrique en exil de lui-même. Héritier du Poète Lauréat Tennyson, Housman est un Victorien tardif confronté aux affres d’une civilisation qui s’ouvre sur l’inconnu, comme l’a si bien montré Arnold dans son célèbre poème « Dover Beach ». Cet article s’appuie sur une sélection de poèmes tirés de A Shropshire Lad and Other Poems pour étudier comment l’écho à l’intérieur de chaque poème puis d’un poème à l’autre contribue à transposer la pastorale dans un Shropshire fantasmé plus que réel, où la mort omniprésente à travers des suicides, des pendaisons et des trahisons côtoie des scènes de vie agreste, en déléguant l’énonciation poétique à une persona à l’onomastique programmatique de Terence Hearsay. Puis dans un second temps il est montré que la figure de Narcisse ou la statue d’un kouros marmoréen traduisent des amours empêchées. Enfin, dévoyant l’écho doloriste du poète latiniste Housman, Tom Stoppard dans sa pièce The Invention of Love se livre à un théâtre des voix qui confronte l’auteur de A Shropshire Lad à ses contradictions. |
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