Visible/invisible/visuel : spectralité et hantologie dans The Gateless Barrier de Lucas Malet

The Gateless Barrier (1900) est un roman qui accorde une place centrale au visuel tel que l’entend Georges Didi-Huberman, c’est-à-dire à l’insondable, l’impalpable, l’inexplicable de l’image. En choisissant pour héroïne une jeune morte-vivante, la charmante Agnes Rivers, Malet déroge aux lois du rom...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/polysemes,
Autor principal: Delyfer, Catherine
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Polysèmes 2015
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:The Gateless Barrier (1900) est un roman qui accorde une place centrale au visuel tel que l’entend Georges Didi-Huberman, c’est-à-dire à l’insondable, l’impalpable, l’inexplicable de l’image. En choisissant pour héroïne une jeune morte-vivante, la charmante Agnes Rivers, Malet déroge aux lois du roman réaliste comme à celles du roman esthétique décadent pour mieux semer le désordre dans le récit, le politiser autour de la question du genre, et même jeter le trouble dans l’historiographie littéraire, en ramenant au centre de ses préoccupations les questions de hantise, de survivance, d’héritage, de tradition, de responsabilité, de dette et de justice. Comme la fable d’Oscar Wilde « The Fisherman and His Soul » et The Picture of Dorian Gray, ce roman de « Lucas Malet » (Mary St Leger Kingsley Harrison, 1852-1931) mêle la fascination fin-de-siècle pour les rites catholiques, l’occulte, le surnaturel, les portraits vivants, l’ésotérique et le spiritisme avec les ingrédients classiques du roman gothique, qui repose sur la dialectique de l’impalpable rendu visible.