Entre mythes helléniques et récits édifiants : hagiographies parodiques dans Under the Hill d’Aubrey Beardsley et Stories Toto Told Me de Frederick Rolfe
Les Décadents aiment les stratifications littéraires qui jouent aussi bien sur la tradition gréco-latine que sur les codes chrétiens. Ainsi, Aubrey Beardsley et Frederick Rolfe proposent des réécritures parodiques de vies de saints, s’appropriant ainsi, dans des styles très différents, un jeu littér...
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| প্রকাশিত: | URI:https://journals.openedition.org/polysemes, |
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| প্রধান লেখক: | |
| বিন্যাস: | Article ou chapitre numérique |
| ভাষা: | Français |
| প্রকাশিত: |
Polysèmes
2015
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| বিষয়গুলি: | |
| অনলাইন ব্যবহার করুন: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| সংক্ষিপ্ত: | Les Décadents aiment les stratifications littéraires qui jouent aussi bien sur la tradition gréco-latine que sur les codes chrétiens. Ainsi, Aubrey Beardsley et Frederick Rolfe proposent des réécritures parodiques de vies de saints, s’appropriant ainsi, dans des styles très différents, un jeu littéraire populaire chez les auteurs de la fin du XIXe siècle : dans son court roman érotique Under the Hill (1896), Beardsley propose un résumé de la vie de sainte Rose de Lima qui pastiche une hagiographie publiée en Angleterre en 1847 ; quant aux Stories Toto Told Me, contes parus dans The Yellow Book, ce sont des légendes « catholiques » racontées sur le mode mythologique, où les saints, avatars des dieux de l’Olympe, batifolent entre la terre et l’au-delà. Dans ces textes, Beardsley et Rolfe reprennent sur le mode de la parodie les codes du récit hagiographique, dont le caractère stéréotypé autorise le détournement, et le vident de son sens religieux. En jouant à la fois sur la transparence et l’opacité (Beardsley nous offre un véritable feuilletage de prétendus hypotextes, tout en occultant sa source véritable qu’il reprend pourtant quasiment mot pour mot, tandis que Rolfe dissimule sous des noms de saints des personnages directement tirés des Métamorphoses d’Ovide), ils font de l’hagiographie un récit ludique où la référence chrétienne n’est que prétexte à un véritable jeu de masques littéraire. |
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