L’immobilité vive, ou « une petite étoile à la vitre du texte »
« L’immobilité vive » que l’on nous donne à penser repose sur un oxymore, un paradoxe, l’alliance de contraires habituellement opposés comme dans la dichotomie, classique au sein des études artistiques, entre la vie et la mort, l’amour et la haine, le temps et l’espace. Une alliance de contraires, c...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/polysemes, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Polysèmes
2017
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | « L’immobilité vive » que l’on nous donne à penser repose sur un oxymore, un paradoxe, l’alliance de contraires habituellement opposés comme dans la dichotomie, classique au sein des études artistiques, entre la vie et la mort, l’amour et la haine, le temps et l’espace. Une alliance de contraires, ce qui n’est pas le cas du texte et de l’image mis ensemble, puisque l’oscillation constitutive du rapport texte/image est aussi le lieu de l’émergence du « tiers pictural » (Louvel), cette apparition entre deux de l’image comme « une petite étoile à la vitre du texte ». Ce qui nous rappelle le punctum barthésien. On ira donc voir du côté de la nature morte qui, bien qu’immobile, peut s’animer, still life à la Taylor-Wood, ou du côté d’un texte de Gabriel Josipovici, qui met en mots une nature morte. On verra comment le moment ekphrastique constitue une dis-tempsion du texte pris entre fixité et progression. C’est le lieu de « l’événement de lecture » (Louis Marin) quand l’image, tout à coup, se lève d’entre les lignes, provoquant l’effet du « tiers pictural », matière de présence. |
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