« Paper-thin mirages », de l’illusion des sens au sens de l’illusion dans Le Quatuor d’Alexandrie de Lawrence Durrell
Les critiques ont souvent interrogé la ville du Quatuor d’Alexandrie mais sans pour autant s’intéresser à l’art du mirage que Lawrence Durrell déploie dans son roman. Or l’illusionnisme des multiples “effets de réel” si souvent reproché à Lawrence Durrell parce qu’il conduit à une déformation de la...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/polysemes, |
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| Hlavní autoři: | , |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Polysèmes
2017
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| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Les critiques ont souvent interrogé la ville du Quatuor d’Alexandrie mais sans pour autant s’intéresser à l’art du mirage que Lawrence Durrell déploie dans son roman. Or l’illusionnisme des multiples “effets de réel” si souvent reproché à Lawrence Durrell parce qu’il conduit à une déformation de la réalité sociale, historique et urbaine de l’Alexandrie cosmopolite des années 30 fonctionne en réalité comme mode d’accès à la connaissance. Alexandrie, espace de projection du rêve de l’écriture, fonctionne comme un outil heuristique qui conduit le lecteur aux sources de la poïesis. La perte du visible devient la condition même de la transmutation opérée par l’art. Dans un même mouvement, le mirage déjoue, déplace et informe la lecture, invitant l’œil à sonder cette dialectique de la saisie et de la dessaisie qui est à la fois source de plaisir esthétique et invitation à un questionnement métaphysique. |
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